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Préparation de l'expédition

Dernière mise à jour : 25 févr.

Une expédition s'anticipe que ce soit mentalement ou physiquement. Nous avons chacun suivi un entraînement spécifique pour tenir sur la durée


Wide angle view of a snowy Arctic landscape

Dans la préparation d’une expédition, tout est affaire d’anticipation


Pas de place pour l’incertitude avant le départ : il y aura déjà bien assez de problèmes à résoudre sur le terrain.



Le corps n’échappe pas à cette règle.


Véritable outil et interface avec l’environnement que nous allons traverser, il doit être prêt.



Au sein de Corps Boréal, une conviction nous rassemble :


le corps peut beaucoup, à condition de lui laisser du temps ⏳


C’est le principe de l’adaptation. Chaque stimulus, répété, assimilé, finit par transformer et renforcer.



Notre préparation physique s’est construite autour de quatre piliers physiologiques :


– Endurance fondamentale, pour bâtir une base aérobie solide et durable.


– Force maximale, afin d’augmenter la force produite à chaque pas et l’efficacité du mouvement.


– Endurance de force, pour maintenir un haut niveau d’effort malgré la fatigue.


– VO₂max, pour accroître la capacité à capter, transporter et utiliser l’oxygène lors des efforts.



À vélo, à ski, à pied, en salle de musculation, les six derniers mois ont été progressifs et exigeants.



Nous entrons désormais dans la dernière phase : celle où l’entraînement se rapproche au plus près de l’effort à venir.


Un effort long, répété, à ski, à tirer une pulka lourde sur la glace, glissant droit… ou se coinçant dans le chaos, entre crêtes de compression et sastrugi.



Mais cette préparation ne se limite pas à ces derniers mois. Nous ne nous lancerons pas sur le passage du Nord-Ouest avec seulement six mois de préparation.



Elle s’inscrit dans un temps bien plus long. Chaque aventure vécue, chaque expédition à pulka nous a façonnés : automatismes, gestes affinés, réponses devenues presque réflexes. C’est une affaire de durée, de répétition, d’erreurs aussi. Des souvenirs du corps. On ne se prépare pas en 6 mois.



S’entraîner, pourtant, ce n’est pas réduire le corps à une machine à optimiser.


Préparer plus de quarante jours sur la glace, c’est aussi apprendre à accepter l’inconfort, notamment celui du froid. On ne peut pas s'acclimater au froid, mais on peut s’y habituer, devenir plus tolérant.



Les corps sont prêts.

Parce qu’ils ont appris, lentement, à consentir à ce qui vient.

 
 
 

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